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Sud CT Région Occitanie : Mobilisation lycéenne : le droit de manifester doit être garanti, les violences policières doivent cesser

Mobilisation lycéenne : le droit de manifester doit être garanti, les violences policières doivent cesser

🥁🥁🥁 Aujourd’hui, les agent.e.s du service public se mobilisent partout en France et en Occitanie.

Plusieurs établissements scolaires voient des élèves se mobiliser et subir une très forte répression policière.

Pour SUD, les élèves ont toutes les raisons d’être en colère : dégradation des conditions d’accueil dans de nombreux établissements, manque de personnels enseignants, administratifs, de vie scolaire et bien entendu techniques, pression de Parcoursup, réformes catastrophiques du bac pro, cantine de plus en plus chère, planète dégradée et annonces de mobilisations militaires, inaction face au génocide en Palestine...

Notre jeunesse est en colère et est mobilisée à nos côtés, comme souvent.

Nous espérons que les responsables des lycées seront bienveillant.e.s et seront vigilant.e.s à éviter toute forme de répression policière, ou scolaire.

ATTENTION : demander que les élèves soient entendu.e.s sur leurs revendications ne signifie pas cautionner la dégradation de bâtiments publics. Pour autant, nous estimons plus grave que dans le même lycée, quelques jours avant, un élève ait tenté de mettre fin à ses jours.
A force de ne pas être ni entendu.e.s, ni écouté.e.s, il y a malheureusement un risque de tensions qui aura pour seules conséquences des mutilations d’élèves mineur.e.s par la police et des feux de poubelles. Ou, plus grave encore, de suicides.

(dessin d’Allan Barte)

Publié le 29 septembre 2026

Depuis la semaine dernière des lycéen.ne.s se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’études, le manque de personnels, les moyens insuffisants dans les établissements. L’Union syndicale Solidaires soutient ces mobilisations en faveur du service public d’éducation. Elles sont légitimes, doivent être prises au sérieux et recevoir une réponse.

La seule apportée par le gouvernement est policière. De partout, nous parviennent des images d’une rare violence. Des élèves, le plus souvent mineur.es, sont frappé.es et gazé.es par des fonctionnaires de police alors que rien ne semble justifier le recours à la force publique.

Ces violences volontaires avec armes par personnes dépositaires de l’autorité publique sont choquantes et inadmissibles. Il est d’autant plus grave qu’elles soient couvertes et encouragées par le gouvernement. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur, a de son côté directement pointé une organisation syndicale, SUD éducation, lors de son point presse du 28 septembre au soir tout en justifiant l’usage non-réglementaire d’armes à l’encontre de lycéen.ne.s, comme le tir à bout portant et en pleine tête d’une grenade lacrymogène à l’aide d’un lanceur “cougar”.

Le droit de grève et le droit de manifester doivent être respectés. L’Union syndicale Solidaires appelle à se tenir aux côtés des lycéen.ne.s mobilisé.e.s.

Alors que le mouvement est appelé à s’étendre, la journée de grève du 29 septembre doit permettre de faire converger les luttes et les revendications.

Source du dessin : Allan Barte

Nous rappelons que la Région Occitanie, en ne mettant pas les moyens financiers et humains nécessaires sur les lycées (froid en hiver, chaleur en été, diminution des personnels affectés à l’entretien et à la maintenance...) et en privilégiant les investissements dans le tout sécuritaire (portiques, caméras...) est en partie responsable de la dégradation des conditions d’accueil des élèves dans les lycées régionaux.

Beaucoup de collègues sont résigné.e.s ou désabusé.e.s. les jeunes ont le droit pour leur part de crier leur envie de changer ce système pourri qu’est le capitalisme, et de dénoncer les choix politiques qui n’ont comme conséquences que de faire monter l’intolérance et le racisme.

A SUD, on se souvient que le mouvement des gilets jaunes a commencé dans les lycées, à Perpignan et à Béziers notamment et que la répression policière a été d’une violence telle dès le début qu’un jeune de 16 ans a été éborgné par la police.

L’émancipation des jeunes ne passe pas par l’octroi d’un PC portable, mais bien par la possibilité d’exercer leur esprit critique et de faire usage de la liberté d’expression et de manifestation... Les portiques, les caméras, sont des outils de répression que la Région choisit d’installer alors que les missions de surveillance relèvent d’abord de l’Éducation nationale (AED, CPE), et auquel un budget conséquent est consacré car au lieu de dénoncer le désengagement de l’État, la Région compense non pas en moyens humains, mais en techno-surveillance.

Par ailleurs, elle finance l’éducation privée, au détriment du service public qui souvent entend qu’il n’y a plus de sous dans les caisses.

Résultats : des bâtiments sont mal entretenus car il n’y a presque plus de personnels qualifiés en maintenance dans les bahuts, les agent.e.s du service général sont pressurisé.e.s et monopolisé.e.s par la restauration, ce qui pénalise le nettoyage des classes, des sanitaires et donc le confort des élèves et des personnels, et les bâtiments ne sont pas adaptés au changement climatique (chaleur en été, froid en hiver dans les classes, les internats... ), sans oublier la politique de "sobriété énergétique" qui se traduit surtout par des économies de chauffage (et des marchés P1P2P3 dont l’efficacité financière mériterait d’être étudiée de près) !

C’est un choix. C’est aussi le choix qu’a fait Valérie Pécresse en Ile de France et ce n’est pas un hasard si les jeunes, notamment des quartiers populaires, en ont ras le bol et se mobilisent dans sa région.

On peut toujours choisir de faire autrement. Rien n’est une fatalité, il s’agit par contre d’assumer ses décisions.


Voir en ligne : Communiqué de L’Union Nationale Solidaires - violences policières sur les lycéen.ne.s septembre2026