A SUD et au sein de Solidaires, on a toujours combattu le sur-armement de la police nationale, de la gendarmerie... et de la police municipale.
Alors que la CFDT Territoriale revendique le permis de tuer pour la police municipale, alors que le syndicat proche de l’extrême droite Alliance Police Nationale s’implante dans la police municipale (sous la bannière CFE-CGC) SUD Solidaires alerte sur le danger de telles mesures, tout droit issues du programme du Rassemblement National !
Les violences policières augmentent d’année en année, et concernent toujours plus de franges de la population : territoires d’outre mer, stades de foot, quartiers populaires, manifestations syndicales, écologiques (A69, Sainte Solline, Sivens...), féministes, de lycéen.ne.s, d’étudiant.e.s, de pompier.ère.s, d’infirmier.ère.s... sans oublier le nombre insupportable de blessé.e.s quand Édouard Philippe réprimait le mouvement des gilets jaunes !
L’impunité est presque totale, le racisme, l’homophobie et le sexisme bien présents comme nous l’a démontrée récemment la police municipale de Carcassonnedans une vidéo aussi caricaturale qu’effrayante !
La présomption de légitime défense est donc un projet proprement criminel. En effet, c’est un véritable permis de tuer et les victimes auront toutes les peines à établir la responsabilité de la force publique. C’en sera fini d’une bonne partie de l’État de droit et ce sont des dizaines de morts de personnes très majoritairement racisées, issues des quartiers populaires qui auront par peur « refusé d’obtempérer » et tenter de fuir les patrouilles policières que l’on aura très rapidement à déplorer.
D’autant que l’on a tout à craindre du passage au Sénat de cette proposition de loi du fait de sa majorité de droite. Non seulement celle-ci risque d’aggraver le texte mais pour complaire au RN, elle pourrait l’étendre aux policiers municipaux.
Imagine-t-on donner un permis de tuer à la police municipale raciste et sexiste de Carcassonne et aux forces policières violentes qui ont œuvré à Sainte Soline ?
Comme l’ont réclamé 730 000 signataires d’une pétition qui réclamait le rejet de cette proposition de loi et que le bureau de l’assemblée nationale a fait le choix de ne pas donner suite, ce texte doit absolument terminer dans les poubelles de l’histoire. Seule la mobilisation massive et déterminée de la population peut faire reculer le gouvernement. Le 20 septembre, partout en France, à Paris et dans toutes les villes, manifestons bruyamment contre cette honte absolue.
